Pourquoi Reprendre la main ?

ON NOUS A CONDUITS DANS LE MUR. ET MAINTENANT ?

Depuis des mois, je travaille sur les retraites, les salaires, les prélèvements, la dette, la production et nos institutions.
Ce que j’ai découvert m’inquiète suffisamment pour que l’inaction me paraisse désormais impossible.

Qu’allons-nous laisser à nos enfants ?
Quel pays ? Quelle dette ? Quelle capacité à produire ? Quelle protection sociale ? Et surtout, quelles promesses pouvons-nous encore leur faire et tenir ?
La vidéo sur les 130 milliards du Fonds de réserve pour les retraites était une alerte. Beaucoup ont découvert à cette occasion l’existence même de ce fonds et les décisions qui ont modifié son rôle.
Mais ce n’est qu’un exemple.

Depuis quarante ans, les décisions s’accumulent sans que les arbitrages de fond soient toujours faits. Certaines étaient nécessaires, d’autres discutables. Certaines ont dû être corrigées quelques mois ou quelques années plus tard, parfois à coups de milliards. Et, à la fin, nous recevons la facture.

Je ne veux plus simplement constater.
C’est pour cela que j’ai créé Reprendre la main.
Reprendre la main, ce n’est pas attendre qu’une nouvelle liste de candidats nous présente une nouvelle liste de programmes. Un programme nous dit ce qu’un candidat propose de faire. Un projet devrait commencer par dire où nous voulons aller.

Commençons donc par la question que nous aurions dû poser depuis longtemps : dans quel pays voulons-nous vivre dans dix ou quinze ans ?
Que voulons-nous garantir à nos anciens ?
Quelle promesse voulons-nous faire à ceux qui ont 20 ou 30 ans ?
Que voulons-nous produire ?
Que voulons-nous financer ?
Et qu’accepterons-nous de payer pour cela ?

Ensuite viendront les moyens, les arbitrages et ceux à qui nous pourrons faire confiance pour porter ce projet. À eux d’être capables de gagner la légitimité indispensable pour le conduire.
Nous disposons aussi de droits et d’institutions. Encore faut-il les connaître et nous en servir.

Comprendre. Consentir. Contrôler. Décider.
Voilà ce que j’appelle Reprendre la main.

La comète traversant le ciel et repoussant les nuages noirs symbolise cette démarche : ouvrir une voie là où l’horizon semblait fermé.

Osez choisir la France

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qui détermineront notre avenir.

Reprendre la main

L'appel

Pourquoi le pays est-il dans le mur ?

Le gouvernement cherche aujourd’hui plusieurs milliards d’euros. Les chiffres changent selon les jours, les hypothèses aussi. On parle de retraites, d’assurance maladie, de collectivités, de niches fiscales, d’assurance chômage, de dépenses de l’État. Chaque nouvelle déclaration ouvre une piste, puis une autre. Le débat finit par donner l’impression d’un immense tiroir-caisse dans lequel on cherche encore quelques billets.

Mais une question demeure presque toujours hors champ : pourquoi faut-il trouver cet argent ?

Pas pourquoi il existe un déficit. Nous le savons depuis longtemps. Pas pourquoi la dette est élevée. Elle l’est depuis des années. La vraie question est plus embarrassante : comment la France a-t-elle pu perdre à ce point ses marges de manœuvre qu’un gouvernement en soit réduit à chercher quelques milliards ici ou là sans présenter clairement le tableau d’ensemble ?

Car le pays ne manque pas seulement d’argent. Il manque désormais de liberté d’action.

Reprendre la main

L'actualité décryptée

Notre grille de lecture
Un événement est souvent le symptôme d’une décision prise bien avant qu’il ne devienne visible. Comprendre l’actualité, c’est remonter jusqu’à cet arbitrage.

Les Canadairs ne sont pas le problème

Les incendies de cet été provoquent la même indignation que les années précédentes. On s’interroge sur le nombre de Canadairs disponibles, sur les moyens des pompiers, sur les renforts venus de l’étranger. Puis, lorsque les flammes s’éteignent, le débat disparaît… jusqu’à l’été suivant.

Pourtant, les incendies ne sont pas le véritable sujet.

Le vrai sujet est celui des décisions prises bien avant que les premiers départs de feu n’apparaissent.

Les sécheresses sont connues. Les risques sont identifiés. Les besoins en matériel, en entretien des flottes, en débroussaillement ou en prévention ne sont pas une surprise. Lorsqu’un pays découvre, au cœur de la crise, qu’il lui manque des avions ou que plusieurs appareils sont immobilisés, ce n’est pas une fatalité : c’est le résultat d’arbitrages anciens.

L’actualité révèle alors quelque chose de plus profond.

Nous gouvernons trop souvent dans l’urgence. Nous préférons réparer plutôt qu’anticiper. Les dépenses que l’on croyait éviter reviennent finalement plus lourdes, auxquelles s’ajoutent les destructions, les indemnisations et les coûts humains.

Les Canadairs ne sont donc pas seulement une question de sécurité civile.

Ils sont le symptôme d’une manière de gouverner où l’on reporte les décisions jusqu’au moment où elles deviennent beaucoup plus coûteuses.

Comprendre un événement, ce n’est pas seulement regarder ce qui brûle aujourd’hui.

C’est chercher pourquoi nous n’étions pas prêts hier.

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