Oui. Les jeunes Français s’en sortent moins bien que la moyenne européenne, et l’écart se creuse.
| Indicateur | France | Union européenne | Allemagne | Pays-Bas |
|---|---|---|---|---|
| Chômage des moins de 25 ans (décembre 2025) | 18,1 % | 14,7 % | 6,8 % | 9,2 % |
| 15-29 ans ni en emploi, ni en études, ni en formation (2025) | 12,9 % | 11,0 % | 9,5 % | 5,3 % |
Depuis 2015, la part des jeunes ni en emploi ni en études est passée de 15,2 % à 11 % dans l’Union européenne. En France, elle remonte : 12,3 % en 2023, 12,9 % en 2025.
Pour être juste : la France fait mieux que l’Espagne (23,4 % de chômage des moins de 25 ans) et l’Italie (20,5 %). Mais elle fait bien moins bien que l’Allemagne, les Pays-Bas et la moyenne européenne.
Et ce n’est que la partie visible
Ces chiffres européens comptent comme « en emploi » les apprentis, les contrats aidés et les stagiaires rémunérés. Ils ne disent rien des jeunes rangés dans des dispositifs d’attente. Avec notre règle, qui classe chaque jeune une seule fois, 40 sur 100 des 18-29 ans sortis de l’école n’ont pas de vrai travail. Il n’existe pas de calcul européen fait avec la même règle : la comparaison s’arrête aux deux indicateurs du tableau.
Lire : 40 % des jeunes n’ont pas de vrai travail →
Sources
- Eurostat, chômage dans la zone euro et l’UE, décembre 2025
- Eurostat, moins de jeunes ni en emploi ni en études en 2025
- Eurostat, taux de NEET des 15-29 ans par pays (edat_lfse_20), 2015-2025
